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Saint Joseph, de Mont-Rouge et du Biterrois le saint roi

M. l’abbé Jean Julien, alors curé de Murviel-lès-Béziers, avait composé pour notre revue une poésie sur saint Joseph de Mont-Rouge. Nous sommes heureux de la publier à nouveau ici.

Le Fils de Dieu voulut sur notre terre
Résider, « fils du charpentier », sous ton toit.
Il nous a plu de l’établir, ô Père,
De Mont-Rouge et du Biterrois le saint roi.

Face à Montalauroux, caressé des vents,
Où sourit Marie de l’azur éprise,
Le roc de Mont-Rouge porte sur ses flancs
Joseph, colonne de la Sainte Église.

Ô monts bleu de pervenche ourlés d’or le soir,
Garrigues embaumées, mer radieuse,
Plaine d’émeraude, vallée gracieuse,
Chantez au doux patriarche votre espoir.

Puimisson, Puissalicon, Pailhès, Thézan,
Saint-Geniès, Autignac, Magalas, Murviel,
Te confient nos terroirs, nos cœurs paysans,
Le soin d’aplanir nos chemins vers le ciel.

Causses, Réals, Laurens et Saint-Nazaire,
Domaines, hameaux et croix de la contrée,
Tous nos clochers t’égrènent leur prière ;
Réponds, saint Joseph, à leur fidélité.

Il nous plaît de t’invoquer sur la crête,
Très doux par le cœur et ferme par la foi,
Face au zéphyr et face à la tempête,
Soumis dans l’épreuve, et humble dans la joie.

Dans cet écrin de pin et de verdure
Que les hivers ne peuvent dépouiller.
Inculque-nous l’amour de ce qui dure,
Et le mépris des creuses vanités.

Patron de la chrétienté tout entière,
Fais que l’Église allie sage ouverture,
Tout éclairée de céleste lumière,
À l’exclusion des folles aventures.

De ta main ferme, artisan vénérable,
Soutiens la Sainte Église sur son rocher,
Ouvre ton cœur aux humains misérables,
Implore pitié pour nos pauvres pêchés.

Ta foi de cœur simple ne fléchit jamais ;
De l’enfant obtiens-nous la simplicité.
Et plutôt que de braver Dieu, exaltés,
Apprends-nous donc à bien vivre et à aimer.

Au monde orgueilleux, grisé de ses exploits,
Dis les limites de l’homme fragile.
Porte remède à la crise de la foi :
Le souffle de Dieu anime l’argile.

Toi qui déjouas les plans de l’ennemi,
Aide la chrétienté dans son épreuve.
Fortifie les persécutés, sanctifie
Les ministres de Dieu dans leur grande œuvre.

La terre sévère que foule nos pas,
Qu’elle soit tremplin pour l’essor des âmes.
La terre soumise au labeur de nos bras,
Qu’elle ranime du sacré la flamme.

La terre qui parfois déçoit nos efforts,
Qu’elle ajoute au surnaturel mérite.
La terre féconde qui nourrit nos corps
Les prendra un jour avec l’eau bénite.

Comme le couchant paré de pourpre et d’or
Revêt nos terroirs, d’un divin mirage,
Que ton sourire éclaire, au glas de la mort,
Notre âme au départ lors du grand voyage.

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